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Zéfling

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Commentaires

Shadows House [1] - Excellent (9/10) - - Lien

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Après avoir adoré Kuro du même auteur, je passe sur cette série dont l'ambiance est tout aussi mystérieuse et captivante. En plus, le niveau de dessin est bien meilleur. L'auteur a un souci du détail qui n'a rien pour me déplaire.

Ce premier tome nous fait suivre les petites histoires d’Emilico, une poupée vivante, au service d'une fille, Kate, une enfant de la famille des Shadows. Cela commence surtout comme une histoire entre une fille et sa soubrette... Mais cette dernière doit être vue comme son visage. Les Shadows sont sans visage, sans corps visible, car recouvert d'une suie noire émanant d'eux qui empêche de voir leur visage, leurs émotions. Cette suie noircie tout, est la petite servante est là pour la nettoyer. Emilico est joyeuse, maladroite, débordante d'émotion, attentionné et voit toujours le bon côté des choses, ce qui semble beaucoup plaire à Kate, qui ne la voit pas uniquement comme quelqu'un à son service.

L'ambiance générale est hyper intrigante. Le manoir est bourré de règles étranges et d'interdits. Ce que sont les poupées vivantes l'est tout autant, elles ressemblent beaucoup trop à des humaines normales. Et leurs fonctions sont parfois un peu mystérieuses. C'est des servantes, le visage de leur maître, mais c'est aussi les nettoyeuses et encore d'autres fonctions. Bref, elles ont beaucoup de fonctions, peut-être trop pour être juste le visage de leur maître. Cependant, le rôle de leur maître semble encore plus mystérieux, et pour l'instant peu de chose nous est livré à leur sujet.

Ce qui est incroyable, c'est que dernier chaque mystère dévoilé, il y en a encore plus qui se présentent à moi, que j'ai envie de comprendre.

Bref, du mystère, du mystère et du mystère, dans un environnement incroyable que j'ai envie d'explorer. D'aller outre les interdits. Mais il y a tout de même une tension derrière chaque interdit qui rend cette exploration que plus excitante. Un premier tome qui donne vraiment envie d'aller plus loin.

Mon père alcoolique et moi - Excellent (9/10) - - Lien

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Biographie poignante d'une fille face à un ivrogne de père, d'une famille anéantie par l'alcoolisme, d'une vie aberrante et presque détruite à cause de ce fléau. La réalité décrire dans ce tome fait froid dans le dos nous montre commence il devient compréhensible que face à une situation totalement anormale, répété toute une vie qu'on en vienne à trouver c'est anormalité « normale » et pas uniquement pour l'alcool. Le manga aussi montre une réalité du japon où être complètement bourré est normal, une façon d'être « conviviale » avec les autres, même si cela détruit littéralement sa famille : le travail avant la famille, mais à quel prix.


Il montre aussi la place de la femme au Japon, qui doit subir, accepter, même si c'est pour finir avoir une vie insupportable, malheureuse qui peut pousser au pire. Mais aussi, que même si l'on semble vouloir s'en prémunir, savoir quels sont les ressorts psychologiques qui amène à cela, plonger complètement dedans. Bref, difficile de ne pas trouver l'histoire de la mangaka touchante et dérangeante à la fois. De ce dire qu'il y a tout de même quelques choses de bien pourri dans ce monde pour que la situation puisse en arriver à de telle extrême.

La réalité difficile de la vie de l'auteur est largement décrite avec ses sentiments, mais aussi des analyses qu'elle a pu faire qu'elle a pu prendre avec du recul. Ce qui en fait une analyse construite et clair de ce qui l'a poussé à elle-même devenir quelqu'un d'« anormal » aux yeux des autres.


Bref, un tome à lire absolument. Parce que malgré tout, ce genre de réalité n'est pas spécifique au Japon. Bien que je n'aie jamais eu à subir ce genre de chose, j'ai pu voir ou entendre les dégâts des breuvages que l'on magnifie un peu trop souvent (et ça s'est rarement bien fini). En plus, c'est bien raconté, ça se lit très facilement. Difficile de finir le tome sans avoir un petit pincement au cœur pour l'héroïne de cette tragédie familiale et sociale.

L'Atelier des Sorciers [1] - Excellent (9/10) - - Lien

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L'extrait de lecture de manga m'avait vraiment accroché. J'attendais alors cette série avec la plus grande impatience. Je dois dire que ce premier tome ne me déçoit pas. En plus de cela, le bonus de l'édition collector est vraiment cool. Enfin une édition collector française à la hauteur de certaines éditions limitées japonaises. (Même si certaines éditions limitées japonaises sont parfois décevantes pour ce qui est du rapport qualité/prix.)

La qualité du dessin de l'auteure est assez bluffante. Son trait a un côté qui fait un peu penser aux anciennes gravures, ce qui est très plaisant. J'adore ce style, qui sied parfaitement avec le thème. Ajouter au fait que j'adore les histoires de sorcières, qu'il soit sérieux ou non, la série avait assez peu de chance de ne pas me plaire.

L'histoire de Coco, la jeune héroïne, est pour le moment assez classique. Un personnage qui rentre de force dans un monde qui lui semblait inaccessible, et pas nécessairement de la manière la plus plaisante, va apprendre petit à petit à devoir se familiariser avec ce nouvel environnement. On y retrouve un peu le principe de l'école de magie (ici, c'est un atelier), de la rencontre avec de personnages qui baignent dans la magie depuis leur tendre enfance et qui ne voit pas nécessairement cette inclusion comme une bonne chose, ou encore de magies interdites. Avec à côté de cela un grand mystère qui auréole Coco, dû au livre qu'elle récupère au tout début de l'histoire donnée par un mystérieux magicien.

Pour un premier tome, je suis conquis. J'attends maintenant la suite avec impatience. L'histoire de Coco et ses autres filles est vraiment bien un en scène. La fin du premier tome est de surcroît un sacré rebondissement. En espérant que la suite soit tout aussi bonne.

J'ai comme l'impression que ça semble un peu la mode en ce moment, avec Mary et le Fleur de la Sorcière, actuellement au cinéma. Sûrement une coïncidence.

Our summer Holiday - Excellent (9/10) - - Lien

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Très belle histoire, mais encore une fois le titre français me désespère... Le titre original « Kami-sama ga uso wo tsuku » (Dieu raconte des mensonges) est bien plus poétique et énigmatique qu'un « Nos vacances d'été » en anglais. Bref, avec ce titre, sans les conseils de mon libraire je ne l'aurais même pas sorti du présentoir.

Pour en revenir au contenu, l'histoire est vraiment très belle. Un joli oneshot sur une rencontre qui met des protagonistes, des enfants, au centre d'histoire qui ne devrait pas leur arriver. Des secrets de famille si lourds qu'ils en deviennent incompréhensibles pour les autres, les plaçant hors de la normalité et les poussant à carder ses secrets inavouables et douloureux pour eux.

La rencontre entre Natsuru et Rio est une très belle rencontre un peu due au hasard de deux camarades de classe que tout oppose. Un petit événement va les lier bien au-delà de ce que le premier aurait pu imaginer. Au final c'est bref, comme la longueur de l'histoire, mais d'une intensité surprenante. C'est beau et cruel à la fois. Le titre japonais ne ment pas.

Ce manga ne paie pas de mines, mais ça fait longtemps que je n'avais pas été autant surprit dans mes lectures. Une très belle découverte à une surtout pas rater. Surtout qu'il n'y a qu'un seul tome.

Le Voyage de Kuro [5] - Excellent (9/10) - - Lien

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Encore un tome sombre, mystérieux et poétique d'une série qui semble n'être qu'une longue réflexion sur la vie au travers de du voyage, la mort et l'immortalité.

Kuro, toujours avec son cercueil sur le dos, continue d'arpenter le monde à la recherche de la sorcière... ou plutôt d'une réponse à son voyage. Durant ce périple, chaque rencontre lui permet de découvrir un peu plus les merveilles et horreurs de ce monde. À certaines réponses arrivent de nouvelles questions, mais dans ce tome il semblerait que sa relation avec la sorcière s'éclaircisse. Le tome se concentre principalement sur le « moi » de Kuro, qu'elle semble parfois avoir du mal à définir, tout quelle à du mal à savoir ce qu'elle a veut vraiment de cette longue marche. Les bribes de mémoire perdues commencent toutefois à donner un sens nouveau à ce « voyage », mais peut-elle vraiment aller jusqu'au bout de celui-ci ?

Comme d'habitude, c'est très sombre avec ses marges noires, à quelques exceptions. Ce qui permet de mettre en lumière tout le contenu des cases telle une flemme dans l'obscurité. Les quelques pages en couleurs disséminées dans le tome sont toujours aussi belles et je regrette presque qu'il n'y en ait pas plus.

Il ne me reste plus qu'à attendre le prochain tome, en espérant qu'il ne tarde pas trop.

Spice & Wolf [5] - Très bon (8/10) - - Lien

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Encore un tome que j'ai lu sans toucher à autre chose. J'aime tellement suivre cette aventure, même si je dois dire que le passage à Kerube n'était pas franchement ce qu'il m'a le plus plu. Cette histoire de narval m'a un peu embrouillé et sa chute un peu laisser sur sa faim. C'est peut-être que la profusion d'actions m'a un peu perdu, malgré des personnages bien intéressants. Ève en particulier. Il y a cependant peut-être aussi trop d'acteurs dans un conflit bien pas si simple.

Je dois dire que l'histoire dans les plaines enneigées du Royaume de Winfeel avait quelque chose de plus. L'ambiance, mais aussi, car le but se semblait beaucoup plus concret et peut-être plus proche de la mythologie qui entoure Holo. Peut-être, car plus courte, elle m'a aussi semblé être beaucoup plus simple à suivre. Les personnages importants de cet arc, Piaski ou Huskins, m'ont vraiment plus. L'un parce qu'il donnait le change à Lawrance et l'autre donnait du sens au voyage à Holo.

Le voyage n'est pas terminé. Et il est clair que les sentiments, l'un pour l'autre, de Holo et Lawrence qui était évident sont devenus clairs comme de l'eau de roche. Avec au milieu le pauvre Kohl qui doit subir leurs petites joutes quotidiennes.
Bref, encore un tome passionnant et amusant.

Ogeha (オゲハ) [1] - Bon (7/10) - - Lien

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Quel étrange objet qu'est Ogeha... Une histoire sur une créature papillon thérianthropique qui a quelque chose d'assez repoussant. Elle semble être inadaptée pour survivre quand on la voit sur cette couverture. Elle a quelque chose de difforme, comme mal fini, mais il y a quelque chose qui explique cela dans le début un peu abrupt de sa vie.

On suit donc un collégien, KIJIMA Satoshi (木嶋 智), qui voit quelque chose briller dans nuit et tombée dans la forêt. Il s'y rend et trouve une sorte de cocon avec une créature devant. Régulant. Cependant, cela ne va pas l'empêcher de l'extraire et repartir avec, comme un enfant qui a trouvé un nouveau jouet. Il va nommer « Ogeha ». Il la trimbale jusque dans sa chambre et la parque dans un carton. Autant dire que la créature en voit de toute les couleurs et ce n'est que le début, car il va devoir apprendre à s'en occuper... Le jeune garçon n'est pas spécialement tendre avec Ogeha et il ne l'est en réalité avec personne.

Dans l'ensemble, le dessin donne un côté très attendrissant à cette créature quelque peu repoussante à première vue. Et la façon dont Satoshi la traite la rend attendrissante.  D'autant plus que  sa séquestration n'est pas toujours des plus joyeuse. À côté de cela, on a un personnage principal très peu expressif, qui ne se sent certainement pas à sa place et qui trouver quelque chose d'original dans sa vie. Et je trouve que cette partie-là est un peu trop mise en retrait, ce qui rend les scènes plates par moment. On ne sait jamais ce qu'il pense, et c'est assez frustrant. Cela donne un sentiment que le héros est un personnage presque vide.

Ce premier tome est finalement moins surprenant que la couverture le laisse penser. Une fois passée la surprise, le début manque un peu de dynamisme. Le bon point, c'est que ça se lit assez facilement et que je suis vraiment curieux de savoir qu'est vraiment Ogeha, car il se passe tout même quelque chose avec ceux qui l'ont amené et qui veulent à présent la récupérer. Son vrai nom semble donner un indice.


kuro (黒─kuro─) [3] - Excellent (9/10) - - Lien

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Encore une fois, dès que j'ai commencé le tome, impossible de le lâcher avant la dernière page.

Une fin bien sympathique pour un manga adorable. Enfin, adorable, c'est plutôt Koko, le reste du monde est lui bien étrange, et ce jusqu'à la toute dernière page. Cette dernière partie permet d'avoir le fin mot sur ce qu'il s'est passé avec les parents de la fillette, de savoir pourquoi elle a les cheveux blancs, et aussi qu'est ce qu'est vraiment Kuro.

Comme dans les précédents tomes, l'auteur ne prend pas trop de gants avec ses personnages, et l'aspect enfantin m'a constamment donné l'impression qu'il ne peut pas vraiment se passer quelque chose d'horrible... et j'ai été encore une fois bien surpris.

Je conclurais que c'est bien jusqu'à la fin, même si cette dernière n'est pas super originale, elle le goût de donner quelque chose d'achevé et de cohérent. Je n'en demandais pas plus.

Très bonne série !

kuro (黒─kuro─) [2] - Excellent (9/10) - - Lien

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Tout comme le premier tome. L'histoire autour de Koko est étrange, aussi étrange que le monde dans lequel elle vit. Difficile d'avoir une existence normale quand son animal de compagnie est un monstre à la forme d'un chat et que l'on vit seul dans un manoir reculé entouré d'une fort très dangereuse.

Encore une fois, un tome en deux parties. L'un qui raconte le quotidien et quelques souvenirs, le tout en couleur, et l'autre les rêves ou le passé de la jeune fille. Toujours aussi bien réalisé, avec une progression dans le personnage qui donne l'impression que cette histoire risque de tourner en vrille et pas forcement de la meilleure façon. Mais ça, je ne le saurais vraiment qu'avec le dernier tome.

Dans la continuité et j'ai déjà commencé le dernier tome. Trop prenant.

kuro (黒─kuro─) [1] - Excellent (9/10) - - Lien

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J'avais lu quelques pages sur Internet, et je dois avouer que la série avait très largement piqué ma curiosité. Une fois au Japon, le voyant en rayon je décide de le prendre et ma surprise est encore plus grande à la lecture complète du tome. Celui n'est pas très long. Le tome comporte une première partie avec des historiettes couleur d'une page, puis des histoires courtes en noir & blanc sur plusieurs pages.

Les pages couleur semblent définir le quotidien de la petite Koko et de son chat Kuro. Et chaque histoire permet d'en connaître un peu plus sur la particularité de la créature qui est Kuro. Ce n'est pas vraiment un chat, plutôt un monstre avec l'allure d'un chat noir. Et ce denier semble tout faire pour protéger Koko. Cette dernière vie seule dans un grand manoir un peu éloigné du village et semble un peu déconnecté de la réalité. Pour elle, Kuro est vraiment son chat, mais on finit rapidement par comprendre pourquoi. Par contre, la compréhension du monde de Koko n'est vraiment pas claire, et ce n'est que progressivement que le pourquoi du comment se dévoile. Je dirais même que c'est vraiment bien amené. Une fois qu'on a compris une chose, cela soulève de nouvelles questions dont les réponses sont données au compte-goutte et ainsi de suite.

Ce qui rend la série vraiment intéressante, c'est que Koko se comporte toujours comme une petite fille, une fillette qui jouent comme si de rien n'était, comme si le monde réel n'était qu'un rêve. C'est très perturbant, car on voit tout ce qu'elle ne voit pas. D'ailleurs, ça commence directement sur la couverture du premier tome. Mais aussi tout ce que Kuro fait pour faire plaisir à sa maîtrise. Des choses qui paraissent n'être qu'anodines aux yeux de Koko, mais qui sont plus que surprenantes à nos yeux.

Bref, Koko est un mystère tout autant que le monde qui l'environne, le tout réalisé dans des dessins couleur vraiment très soignés, et c'est peut-être aussi ce qui rend ce monde encore plus étrange. La partie en noire et blanc n'est en reste, le style est légèrement différent, le trait est plus fin et donne une ambiance très différente à ces histoires du passé, comme pour donner une autre regarde sur l'histoire. Je trouve cela plutôt intelligemment utilisé.

Un premier tome vraiment superbe qui devrait vraiment plaire à ceux qui aiment les séries mélange une sorte d’ingénuité dans un monde cauchemardesque.